.P. .E. .R. .F. .E. .C. .T. .. .E. .N. .V. .Y.

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"Une rencontre c'est quelque chose de décisif, une porte, une fracture, un instant qui marque le temps et crée un avant et un après".
[E-E Schmitt]



. Je m'appelle Esther Ellena. J'ai 17 ans. Je voudrais bien jouer dans un film ou encore écrire un livre. Mais ça, c'est une autre histoire.
Je fume, je bois, j'ai une tendance à dormir souvent et à être soi-disant pas toujours sociable. Je suis à part de la société. Je n'ai jamais connu le véritable amour, sauf une fois mais à 800km de là alors je vous laisse imaginer. Je suis une femme triste. D'une tristesse maladive. Quand je regarde un film, il est triste. J'écoute une musique, ça m'écorche encore plus le coeur. Mais ça tu vois, c'est ce que fais que je suis moi. C'est ce qui fait que je suis là, moi.
Je suis une garce, franche, fuyant la réalité. Fragile. Capricieuse. Besoin de personne et pourtant tant de gens. Aimant la solitude. Pleurer. Spontanée. Impulsive. Indispensable et detestable.
'J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferais de nous deux mes plus beaux souvenirs'
B.

Encore une nuit ou je devrais dormir. Je me sens si seule et c'est toujours quand il n'existe plus rien que j'ai envie de parler. Je reste à me lamenter, et c'est toujours pour mieux te retrouver que je veux pas crever.
La nuit continue et je veux pas dormir, alors je veille je sais qu'un jour tu vas revenir. Et c'est toujours quand il n'y a plus rien que j'ai envie de revenir en arrière, revivre les moments passés. Pour fuir au mieux, fuyons cachés. Tu détales et de mes poursuites vaines il ne reste plus rien. Fallait pas me laisser, fallait pas gâcher mon coeur.
Et j'ai passé des nuits à attendre. Assise parterre en regardant l'infinie, les yeux trouble remplient d'humidité. À attendre que tes phares m'éblouissent et que tu sortes au plus vite de cette voiture pour m'étreindre, m'enlacer de ta manière la plus timide et assurée à la fois, les mains tremblantes, me dévisager de haut en bas et sécher une de mes nombreuses larmes. Me serrer encore et encore. M'oppresser même.
Mais tu as étreint, aujourd'hui quelques autres sûrement, autant ou aucune mais jamais, non moi plus jamais. J'ai droit à des bras d'ici ou là, de lui ou quelqu'un de la bas, des appels, des flirts, des mots doux, des ceci ou cela mais tous ça ne vient jamais de Toi. Alors voila pourquoi j'ai sommeil mais je ne peux pas dormir. Je me perds dans les eaux troubles du manque. C'est toujours quand les gens ne sont plus là qu'on a trop de chose à leur dire. La nuit s'éternise, encore un texte qui raconte que je ne vais pas bien. Je t'aurai raconter comme la vie dehors c'est moche, comme nos deux corps étroitement liés c'est beau, comme toi et moi on se suffisait, j'aurai sauté sur le canapé et puis tu m'aurais ouvert tes bras pour me calmer sur ton épaule en t'embrassant dans le cou.
Oui c'est quand tu dormais que j'avais envie de te parler. Toujours.


A ce stade, tout relève du nom que je donne à mes pensées... Folie.

Assieds toi faut qu'jt'explique, j'crois qu'j'suis malade.. J'flirt entre la tristesse et l'espoir. J'ai envie d'me cacher, d'partir, m'enfuir et d'chialer. J'donnerai mes yeux pour remonter l'temps en courant, j'avais le plus beau rêve contre moi et le r'garder partir m'fait mal.
J'sais pas grand chose de toi mais j'ai l'impression d'te connaître depuis toujours. C'est bête l'effet qu'tu m'fais, quand tu es pas là ta voix résonne dans l'vide d'mon coeur. J'vois passer ce qu'on aurait pu être, p't'être pas grand chose mais l'sourire aux lèvres chaque fois que j'suis dans tes bras. Alors si je dois... Me faire à cette raison, celle que tu t'en ailles, je l'accepte. Je garderai toujours en mémoire ces courts moments magiques avec Toi ou durant plusieures heures j'avais envie de rire.
Il est tard mais pas assez pour que je ne tombe de fatigue. La seule envie qu'il me reste c'est de t'écrire. Ce n'est rien mais cela m'donne la vague impression que tu es là. Avec Toi j'ai juste envie d'être simple, sans artifice. Depuis samedi j'ai voulu t'faire comprendre mes envies, pourtant en vain je le sais puisque je n'sais même pas moi même à quoi songer. Tu dois bien t'en douter, je t'ai dans le coeur, dans la tête depuis qu'on s'est laissé. J'aurai donné mon souffle s'il valait quelque chose pour que le temps s'arrête. Je me sens plus bas que le niveau d'la mer mais mes lèvres sourient quand j'pense à ces moment avec toi, j'veux garder le gout d'ta bouche, le touché de tes doigts, la mélodie de ton coeur contre le mien. Tu habites sur une étoile filante et grace à toi j'ai pu exaucé mon v½u, me sentir la plus heureuse avec quelqu'un qui n'existait nul part ailleurs que dans mes cieux. Ta voix résonne, je me souviens de tes yeux qui brillaient à la lueur de la lune sur cette plage et je ne réalise pas, j'ai beau m'pincer mais rien n'y fait cet instant était bel et bien là et ça fait mal, mal de ne plus sentir ta chaleur m'enivrer, ne plus entendre tes mots qui m'attiraient. J'ai voulu gagner en trichant, j'ai mis des sourires dans ma peine, j'ai menti jusqu'à étrangler ma parole pour que tu ne me crois pas folle. J'ai eu peur de te faire fuir, pourtant ces choses ne s'expliquent pas, dans tes bras j'ai au la sensation de vivre un rêve que je n'réalise pas. Et j'ai beau dire que tout va bien, je pense alors à tes sourires qui me donnaient l'impression de te suffire. Non, ne t'en vas pas, pas encore, attends, je veux que tu saches... Non, ne t'enfuis pas, pas avant que je te le dise une dernière fois...Que je ne t'oublierai pas.
J'dors plus, évidemment. J'ai tout l'temps faim mais je n'ai pas le gout d'avaler. J'écoute des musiques cafardeuses qui m'font chialer, ça suit le style. Je me plains pas mais je veux qu'on me plaigne. Je dis que tout va bien mais qui veut plutôt dire " Tu vois pas que j'ai envie d'crever bouffon ?!? " et si et seulement si ils comprennent ou finissent par comprendre, au final je les envois pêtre avec un super " Ho, trop compliquer. J'veux pas t'embêter avec ça. ". Vous savez ce qui est horrible dans ce genre de situation ? On attend un petit signe d'une personne bien précise, alors au cas ou on garde le portable bien à coté et d'habitude on ne reçoit jamais rien ne quiconque et bien sûr durant toute la soirée ce jour précisément vous entendez au moins dix fois ' Biip ' mais d'une ou plusieurs personnes qui bizarrement à c'moment là vous trouvez complètement détestables, chiantes, connes, abrutis, inutiles et j'en passe. Il y a l'euphorie aussi. Quand vous êtes au bord du gouffre, qu'il n'y a plus d'espoir. Et bien là généralement comme c'est l'incompréhension totale, vous délirez. Vous cherchez absolument des réponses et comme rien ne vient il y a ce mélange entre les larmes et les rires qui parfois font très peur à voir. On exagére le tout, on se tient la bouche pour étouffer les gémissements qu'au fond on veut que tout l'monde entendent, on se recroqueville sur soi-même en se serrant le ventre, on vacille, balbutie entre deux sanglots, on est dans un état second. Et si c'était un cauchemar ? Non, tout cela est bien réel. Alors la nostalgie des bons souvenirs nous reviennent... Je revois encore cette foutue cigarette, encore fumante, que j'ai lancé juste avant ces embrassades, que dis-je, ces adieu. Je te regardais de mes yeux noyés de chagrin monter dans cette putain d'voiture. On sait à c'moment là qu'on va se mettre à chialer, on a un minimum de fièrté, faut surtout pas montrer à l'autre que l'coeur éclate, que tout crève à l'intérieur. Je ne pu me retenir de fondre en larmes, une fois qu'tu es parti. Tu étais déja loin. On l'sait ça qu'il est loin, qu'il ne s'est pas arrêter lui en plein milieu d'un trottoir pour plonger son visage humide dans ses mains pour chouiner, couiner, grincer, chialer, pleurer, verser, caner, crever, tomber, valser, tanguer, jerter, gicler, faner, oui Faner.


Mais ma nuit avec ta nuit
Brûl'ront jusqu'au petit jour
Dans l'incendie ... de notre histoire d'Amour !



C'est bête, sûrement aussi bête que toutes ces choses que j'ai oublié de te dire quand j'en avais l'occasion, quand tes yeux me regardaient et quand je pouvais te sourire et que tu me le rendes. C'est bête tu vois mais sans toi je ne peux pas. J'ai jamais cru en tous ces mots, les " je t'aime ", les fleurs bleus, les mots que l'ont peut dire sans savoir vraiment, que l'on lache pour faire plaisir. Non j'y crois pas et pourtant là... Là c'est comme une déchirure, un manque immense qui m'use, chaque soir ou je me retrouve seul je regarde le vide qu'il y a en moi et je pense à toi.
" I blow you a kiss.
So don't you know.
I send you my gift.
I love you so. "
Promis demain je ne pense plus à toi.
Demain je t'oublierai, je me dirai que tu n'es rien, que tu n'vaux rien, que sans toi avancer c'est rien, que tant d'hommes te valent. Demain j'aurai le sourire devant ton visage pixélisé, je serai sereine. Mais demain n'est qu'une illusion.
Mais ou es tu ? Que deviens tu ? A cet instant, l'espoir c'est tout ce qu'il me reste. On m'invite, on me désir, je sors, et malgré ça je t'aime encore. L'attente aussi, ce qu'il me reste.
Quand tous les vendredi soirs je me retrouve à Montpellier je scrute chaque endroit de cette gare en esperant t'appercevoir. Dans ce train pour Paris je me sens tellement seule, tellement las. Je n'ai plus de quoi écrire, de quoi te dire, j'ai bien trop pleurer, j'ai trop pensé... Je ne peux pas t'oublier mais je n'ai plus rien pour te parler, tu sais ce qu'il y a au fond de moi mais tu ne l'entends pas, tu ne veux pas.
Pourquoi tu as fuis ? Toi tu dis que te connaitre n'est pas une bonne chose, mais moi il y'a tant de choses qui font que j'entend pas. J'ai besoin de m'inventer des rêves pour exister, de faire comme si un jour tu allais venir me chercher, qu'on partirai loin tous les deux et qui sait, ne jamais revenir. J'ai besoin, oui un petit peu de m'inventer une suite à nous deux. Moi, depuis que tu m'oublies je triche avec ma vie... Plus question que tu reviennes je le sais tellement... Pourtant mon coeur t'envoit quand même un texte signé " Je t'aime ".
Ma nuit avec ta nuit bruleront jusqu'au petit jour dans l'incendie de notre histoire d'amour. Oui celle que tu as en quelques sortes décidé de finir, consumer, laisser s'eteindre.


Bou.



# Posté le samedi 05 juillet 2008 18:53

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 07:54

On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare..

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# Posté le jeudi 18 décembre 2008 07:34

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 07:53